RPS en chiffres
Pensez vous que votre entreprise en fait assez pour lutter contre les RPS ?
NON, seulement 4% des salariés maîtrisent bien le sujet !
Les RPS en entreprise ont des conséquences financières et sanitaires majeures pour la France car ils entraînent des troubles pour les salariés victimes ( troubles émotionnels et anxio-dépressifs, des maladies cardio-vasculaires, des troubles musculo-squelettiques, etc.).
Par exemple, l’INRS estime le coût du stress lié aux pratiques managériales entre 1.9 et 3 milliards d’euros par an (frais médicaux, arrêt maladie, prises en charge des pathologies)
44 % des salariés déclarent avoir reçu des ordres contradictoires de manière régulière, générant confusion et stress chronique.
- 40 % évoquent une charge de travail excessive, souvent sans reconnaissance ni contrepartie.
- 8 %mentionnent une exposition constante à une pression psychologique anormale.
Pour les entreprises, les coûts sont énormes et pourraient être évités:
Cotisations à l’Assurance Maladie jusqu’à 4 % du CA plafonnées à 2 millions d’euros.
Indemnités versées aux salariés malades (absences, soins).
Coût de remplacement des salariés absents, perte de qualité, formation.
- Perte de capacité de production temporaire.
- Frais de reclassement ou d’indemnités de licenciement pour inaptitude.
- Temps de gestion administrative des dossiers.
A cela s’ajoute les coûts indirects liés à la dégradation de la qualité de vie au travail et à la démotivation.
33 % des victimes rapportent une altération de leur santé mentale ou physique trouble du sommeil et de l’anxiété jusqu’à la dépression ou le burn-out.
- 28 % font état d’un blocage de carrière ou d’un frein à l’évolution professionnelle.
- 14 % indiquent un non-renouvellement de contrat, et 11 % ont été contraints à un arrêt de travail.
En ce qui concerne le harcèlement, les données IPSOS sont éloquentes :
44% des salariés se disent mal informés sur le thème du harcèlement au travail et seulement 4 % maîtrisent bien le sujet, c’est à dire que ces derniers sont capables de définir précisément les situations harcelantes et de réagir.
Parmi ces salariés, il apparaît que 1 manager sur 3 a le sentiment d’avoir été l’auteur de harcèlement sans qu’il s’en rende compte sur l’instant.
Conclusion
Il reste encore énormément de travail d’éducation à faire car ce qui se passe en entreprise est un reflet de la société.
Néanmoins, l’entreprise a sa part de responsabilité. L’employeur ne répond pas aux exigences de l’art.L1152-1 du code du travail quand il néglige la formation de ses managers.
Aujourd’hui, trop peu d’entre eux sont formées aux risques psychosociaux et en particulier aux risques du harcèlement moral et sexuel. Ce manquement dégrade les relations avec les salariés et fait apparaître un management toxique gangrenant l’organisation.
Pourtant, simplement sur le plan économique comme s’il suffisait de cela pour le convaincre, l’employeur a tout intérêt a faire les choses le mieux possible pour réduire les coûts sociaux et organisationnels et développer ses capacités productives.