Rôle du CSE face à la QVCT
Quelques entreprises ont déjà pris conscience de l’intérêt d’engager une démarche d’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail. Elles ont franchi le pas parce qu’elles sont en mesure de mettre en place les actions idoines, c’est à dire qu’elles ont créé l’environnement nécessaire préalable à cette démarche .
Mais la question est comment s’occuper de celles qui sont loin de cette situation, qui ont d’autres soucis que de s’occuper de la qualité de vie au travail et du bien-être de ses salariés.
Sans pour cela être des esclavagistes mais simplement des entreprises qui ont la tête dans le guidon ou qui subissent une grosse pression économique.
Pour ne pas laisser le fossé s’élargir entre ces entreprises et surtout entre ces salariés, nous prônons une action forte des CSE.
« Pour cela, les élu(e)s devront élargir leurs compétences »
Mais de nombreux CSE se limitent à gérer les activités sociales et culturelles : cartes cadeaux, loisirs … et leur budget ASC n’est jamais suffisant.
D’un autre coté, leur budget formation est peu utilisé et est souvent excédentaire, voire très excédentaire. La question que l’on nous pose est souvent, en plus du transfert annuel possible, de savoir s’il y a une possibilité d’affecter telles ou telles dépenses sur le compte fonctionnement.
Pourtant, le CSE possède les clés pour agir sur cette équilibre entre QVT et CT. Il est le mieux placé pour accompagner les services RH et plus largement la direction dans cette quête à l’amélioration du bien-être, de la sécurité et de la performance.
Pour cela, il doit encore évoluer et prendre conscience de sa mission pour mieux travailler ensemble et mieux communiquer.
C’est sûr, il n’est pas simple d’associer activité professionnelle et mission CSE pour les élu(e)s, mais ils sont au cœur de la réussite de cette démarche dans toutes les entreprises. Cela passe d’emblée par un plus grand respect des heures de délégation par la direction et son management mais aussi, par ces mêmes élu(e)s.
En outre, il serait bien que l’État communique plus sur l’aspect positif de la mission du CSE au niveau des directions d’entreprises pour permettre aux élu(e)s d’agir sans pression supplémentaire sur leur emploi et d’apporter un meilleur dialogue social dans la société.
Nous sommes bien conscients que l’engagement des élu(e)s n’est pas le même partout mais nous pensons que ce manque d’engagement est en grande partie lié à un besoin de savoir-faire et de savoir-être. Travailler ces aspects est le vecteur d’une meilleure relation de confiance avec les salariés et le moyen d’aborder les différents sujets de la vie dans l’entreprise.